Pekin est en chantier en vue des jeux olympiques 2008 et bien souvent nous n'avons pas pu suivre les rues indiquees sur notre carte a cause des travaux. Il nous a fallu les contourner et souvent il ne fut pas facile de se retrouver sur la continuite du meme axe emprunte precedemment. Nous n'arrivons pas a rallier l'entree du Palais d'ete mais par un heureux hasard, apres avoir pedale sur des sentiers boueux pendant 20 bonnes minutes, nous decouvrons une entree meconnue tout a fait confidentielle, seule connue des habitues du parc.
Cette entree est situee assez loin du Palais lui-meme et nous fait traverser ses jardins, lieux magiques et havres de paix s'etendant au milieu de grandes etendues d'eau. Les sentiers ou plutot presque iles qui traversent ces etendues d'eau sont agrementes de petits ponts de pierre et de pagodes que l'on distingue de loin dans la brume de chaleur.

Encore ce coefficient 10 present lorsque l'on se ramene a un referent connu. Le mien c'est le Parc Montsouris a Paris (le jardin du Luxembourg aussi, mais etant trop petit je l'elimine d'entree). Les jardins du Palais d'ete doivent etre au moins 10x10 fois plus grands que le parc Montsouris.

J'ai lu quelque part (peut-etre dans La Vallee des Roses de Lucien Bodart) que l'imperatrice Tseu Yi etait tres cruelle. Elle conservait les couilles de ses eunuques dans des bocaux pour decorer sa chambre. Je me demande en me promenant dans ces allees comment il est possible d'allier tant de craute et de raffinement. De nombreux chemins sillonent ce parc et contournent le lac central, borde d'une multitude de magnifiques lotus. Je n'en avais jamais vu. C'est une fleur vraiment tres raffinee. Lionel passe un bon moment a faire quelques belles photos en mode macro.

   

Deja fatigues par la visite du parc, ce n'est pas avec un enthousiasme fou que nous remontons sur les velos, sachant ce qui nous attend. Ayant decide de longer le canal le plus longtemps possible, nous rejoignons notre hotel en seulement deux bonnes heures :-)