Jacques et Lichai n'ont pas eu a prendre la barque car les eaux n'etaient pas suffisamment montees.

Nous avons pris le bus pour Yangshuo, en changeant a Wuzhou. 

Ville hyper touristique sans interet. L'arnaque est de rigueur, ce n'est pas la Chine. Comme Jacques a dit, c'est le Disneyland de la Chine. Nous avons quand meme reussi a trouver un hotel avec de tres jolies chambres, avec vue sur la riviere. Lichai etait comblee contrairement a moi qui n'ai pas ferme l'oeil a cause du bruit et des moustiques... Fort heureusement, il n'y a pas que la ville. La region est magnifique, parsemee de petits pitons rocheux au milieu des rizieres. Nous avons eu le loisir de les admirer de pres grace a une ballade a velo de trois heures sous un cagnard d'enfer.

Yangshuo fut la derniere etape passee avec Jacques, Lichai, Jean-Marie et Catherine, car eux sont partis pour le versant chinois du Tibet - celui qui ne demande pas de visa - en avion tandis que nous sommes partis en bus express de nuit pour Wuhan, au depart de Guilin, situe a une heure de bus de Yangshuo.
Petit bourdon de quitter les autres et de se retrouver seuls...

Douze heures de bus de nuit pour atteindre Wuhan, enorme ville, noeud du reseau routier et ferroviaire de la Chine. Nous etions tellement morts de fatigue que nous avons dormi tout du long, malgre les effluves nauseabondes des toilettes du bus que la climatisation faisait remonter vers nos couchettes.

Wuhan, changement de bus. Les galeres commencent et surtout prise de conscience de la dure realite d'etre sans Jacques et Lichai. A vos dictionnaires. Lionel envoie Nathalie au turbin car ca fait quand meme trois ans que je fais du chinois... Et bien, cela fait un sacre effet d'etre dans une ville immense, inconnue, ne connaissant personne, et qui plus est, avec des difficultes pour communiquer. Nous devions aller a Zhengzhou et nous n'etions pas dans la bonne gare... Il nous a bien fallu une heure pour le comprendre. Bus numero 10, bonde, aux heures de pointe - il etait 8 heures du matin - qui nous laisse a un carrefour gigantesque ou il nous fallait choisir une direction pour aller a l'autre gare...

L'express de jour nous a permis de joindre Zhengzhou en sept heures. Hotel correct pour 166 yuans, une chambre double sentant l'humidite, petit dejeuner compris. Zhengzhou nous a semble etre une ville industrielle, d'ailleurs jugee sans interet par le Lonely Planet. Nous avons quand meme fait une sortie nocturne dans les petites rues avoisinant l'hotel qui nous a charmee. Nous avons deguste une fondue chinoise memorable.

Samedi, omnibus pour Luoyang. Deux heures et demie d'un omnibus nauseabond aux sieges pourris. Nous traversons une immense banlieue sale et hyper poluee. Sur les 110 kilometres qui separent Zhengzhou de Luoyang, nous avons denombre une dizaines de centrales nucleaires. Lionel est horrifie, c'est vrai que la pollution est infernale dans le coin. Ca vous pique le nez et la gorge. Pour courroner le tout, dans cet omnibus, les hommes crachent par terre et fument. Nous nous disons que si la grippe aviaire est dans le coin on est bon...